Le mlearning et Flash Builder

L’utilisation des nouveaux supports, smartphones et tablettes, est dans l’air du temps. Flash Builder, anciennement connu sous les noms de Flex Builder et Flex, vient de sortir dans sa version 4.6. Cette version permet de déployer sur de multiples plateformes, à savoir iOS (iPhone, iPad), Android et les tablettes BlackBerry, des applications avec un code centralisé, grâce à l’utilisation de AIR.

Bref aperçu

http://www.begeek.fr/wp-content/uploads/2010/07/adobe_air.pngMême après l’annonce de Adobe de ne pas poursuivre le développement du lecteur Flash sur les outils nomades, il faut bien comprendre que cette technologie est loin de mourir. En effet, l’utilisation du lecteur AIR correspond à utiliser ce lecteur Flash de façon embarqué. Un peu à la manière d’un moteur virtuel Java, celui-ci permettra de lancer les applications sur n’importe quel environnement.

Bien sûr, AIR n’est pas adapté à toutes les situations. Si l’on souhaite développer des applications comme des jeux qui demandent de grosses ressources, le développement d’applications natives est alors recommandé. Mais il faut savoir relativiser, les jeux « lourds » ne sont pas courants comme on pourrait le croire, et la technologie Flash permet de satisfaire la plupart des développements, surtout depuis les dernières optimisations du runtime AIR. A ce propos, la version 11 qui intègre « molehill », un moteur 3D full GPU, fourni le moyen de développer en actionscript, des applications 2D/3D, multiplateformes, ce qui permet de faire tourner des « jeux lourds » sur les mobiles et tablettes en utilisant la technologie openGL/ES. On parle quand même d’un affichage de plusieurs centaines de milliers de polygones à 60 images par secondes avec une utilisation du processeur assez bonne. On connait la pénétration de flash sur le marché, qui est plus rapide que toute autre technologie équivalente, on peut donc imaginer un bon avenir pour cette innovation.

Que faut-il ?

Tout d’abord, il faut savoir que toutes les applications faites pour AIR peuvent être utilisé sur iPhone, iPad, iPod Touch, tous les smartphones Android >2.2 ainsi que les tablettes BlackBerry.

Smartphones et tablettes sous Android

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Pour Android, l’utilisation de Flash Builder va avoir comme conséquence l’utilisation du plugin AIR. Celui-ci sera à installer sur le smartphone cible en passant par l’Android Market. La façon la plus simple de savoir si votre support est compatible avec AIR est d’aller sur le market et d’installer l’application Adobe AIR. Certains smartphones un peu plus vieux ou qui n’ont pas Android en version 2.2 ne peuvent accéder à l’application. Vous serez donc fixé rapidement. Toutes les tablettes sous Android sont en 3.x.x, l’application AIR sera donc installable quelle qu’elle soit. On peut noter aussi une exportation avec le lecteur AIR intégré dans notre appli, il n’y a alors plus besoin d’installer l’application Adobe AIR.

BlackBerry Tablet OS

Pour BlackBerry Tablet OS, le lecteur AIR est installé par défaut. Il n’y a donc rien à faire. Les applications déployées sur ce support marcheront dès leur installation, sans installer de plugin supplémentaire.

iOS

Traité légèrement différemment, le lecteur AIR sera embarqué dans l’application. Là aussi, pour l’utilisateur final, il n’y aura rien à installer de plus que l’application. Le lecteur AIR sera intégré et ajoutera quelques Mo (environ 5) à l’application de base.

Pour développer

Plusieurs outils peuvent être utilisés. Le premier, qui a été le plus optimisé dans ce sens, est Flash Builder. Il est possible également de développer grâce à Flash et de paramétrer les publications.

Le combat avec HTML5

Pour l’instant, le HTML5, comme décrit dans l’article HTML5 tourmente Flash, même si c’est une option qui semblerai être à privilégier, n’est pas l’option solution.

Beaucoup de suite d’outils permettent l’intégration multiplateforme mais ne sont en définitive que des WebView avec du contenu HTML/CSS. Le principe est plutôt bon, et je pense qu’il y a fort à parier que ce sera la solution ou un équivalent dans l’avenir. Mais pour le moment, les différences qui existent entre les navigateurs font que cette solution n’en est pas une pour déployer des activités et applications sur plusieurs plateformes à la fois.

Avec Flash, comme pour Java et sa machine virtuelle, vous avez l’assurance que votre application, quelque soit la plateforme cible, marchera de la même manière. Cette avantage certain est la grande force de Flash, malgré ce que l’on peut lui reprocher à côté.

Les mentalités évoluent aussi, au rythme des technologies et des besoins. On remarque ces derniers temps un retour aux applications, le web est fait pour être consulté et les applications permettent de modifier plus facilement ces ressources. L’accès à l’information ne passe plus forcément par la navigation sur internet et bon nombres d’utilisateurs apprécient les outils qui automatisent la récupération des données.

Attention toutefois à ne pas confondre une application AIR avec une activité déployée sur le lecteur Flash, exclusivement sur une page web.

L’intérêt pour le mlearning

La portée de AIR

Si l’on considère que chacun des apprenants possède un support nomade compatible AIR, les applications que l’ont peut développer avec Flash Builder sont donc utilisables sur toutes ces platesformes.

L’utilisation de l’application permet également la communication avec un serveur d’échange. L’apprenant peut donc, très rapidement, entrer en contact avec sa communauté d’apprentissage, ses référents pédagogiques ainsi que ses formateurs. Cela peut être entrepris de manière asynchrone, grâce à des forums, mais également de manière synchrone grâce aux entretiens en streaming vidéo par exemple.

Les cours et activités, développés une seule fois, seront donc accessibles aussi bien depuis le bureau Windows, Linux, Mac, les tablettes tactiles ou les smartphones.

On peut dès lors imaginer plusieurs applications pédagogiques, comme les classes virtuelles ou les serious games. Tout serait alors à portée de main, du learning qui tient dans la poche ou la sacoche.

Le mlearning au service de l’apprentissage

Il est bon de rappeler malgré tout que le mlearning est au service de la formation, et non l’inverse. Il faut utiliser l’environnement d’apprentissage de manière intelligente et non utiliser les outils parce que c’est simplement « à la mode ». On constate régulièrement ce problème dans l’utilisation des serious games qui sont créés seulement pour des objectifs commerciaux, mais qui ne remplissent aucunement leurs objectifs pédagogiques. Le mlearning utilise les outils dans l’air du temps, c’est un réel avantage dans la mise en place d’un apprentissage en ligne, mais cela ne doit pas être utilisé n’importe comment.

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